Non.. non et non.

Parfois le travail que nous faisons pour nos clients (et prospects) nécessite de dire non. Ou de fortement décourager. Mais pourquoi? 

Si l’informaticien de votre société ou votre prestataire informatique est un petit peu classique, vous avez sûrement l’habitude qu’il dise non à absolument tout ce que vous lui demandez. Puis après 2 ans de réflexion, il cède et dit d’accord.

Ce qui donne généralement des conversations de ce type :

Vous : Bonjour Sylvain, ça serait possible de..
Lui : non [Sylvain est malin il ne vous laisse même plus poser vos questions]
Vous : .. d’avoir l’heure?
Lui : ah j’ai cru que… hmm il est 13h37.

C’est une sorte de réflexe bizarre en informatique : refuser la demande des gens systématiquement. Assez fatiguant bien sûr car à force ça décourage les demandeurs qui ont parfois des bonnes idées.

Alors le non peut être raisonné, quand vous demandez à installer des crapwares, malwares, de désactiver l’antivirus le temps d’installer ce petit logiciel que vous avez trouvé sur un site bizarre & inconnu et autres programmes au résultat complètement inattendu ou si on “peut-on donner accès au réseau à telle personne” .. parfois il est aussi injustifié. Dommage : parfois sans être experts en informatique, les utilisateurs finaux ont de très bonnes idées.

Notre non est plus rare mais il s’applique de façon assez consistante : On dit non aux économies de bout de chandelle, vouloir économiser quelques euros (ou sur un gros projet, centaines d’euros) pour prendre un matériel de faible qualité. On dit aussi non aux sociétés qui font des recommendations qui ne présentent rien d’innovant par rapport à une installation existante (dans ce cas là, à quoi bon la changer). On sait aussi dire que non, “on ne sait pas”. Car ce n’est pas un tort que de ne pas tout savoir.

La meilleure façon de bien dire non, c’est juste de savoir l’expliquer et pas asséner une négation qui s’apparente à un “c’est moi qui décide, toi tu n’y comprends rien“. La plupart du temps, plus qu’un non c’est surtout être capable de dire au client, “attention, ce choix n’est pas très judicieux pour les raisons XYZ”.

Non-captain-sparrow

Le seul regret qu’il nous reste c’est en général que les clients n’écoutent pas toujours et se rendent compte .. un peu trop tard que la société de conseil qu’ils payent pour leur donner des conseils.. leur a donné un conseil qui était bon et qu’ils n’ont pas suivi. C’est le syndrome du “je vous entends mais je ne vous écoute pas“.

A bon entendeur … 🙂